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Un opéra qui laisse sans voix !

« Entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur; rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus Christ » Ephésiens 5:19,20

Bonjour. En 1828, Auber créa, à l’Opéra de Paris, un opéra intitulé La Muette de Portici.
Sans doute avez-vous déjà entendu parler de cet opéra, peut-être pas en raison de son ouverture, fort célèbre, mais en raison du rôle qu’il joua dans l’indépendance de la Belgique.

En 1830, la Belgique était rattachée au royaume des Pays-Bas et les points litigieux étaient alors nombreux. Le 25 août 1830, La Muette de Portici, qui raconte un soulèvement des Napolitains (Portici est un petit port situé près de Naples) contre leurs oppresseurs espagnols, fut jouée au théâtre de la Monnaie à Bruxelles.
Sources : Emission « 2000 ans d’histoire » diffusée sur France Inter / Sites internet « herodote .net » et « wikipedia »

Les paroles, figurant ci-dessous, d’un des chants (dans la scène 2 de l’acte II) de l’opéra suscitèrent l’empathie et soulevèrent l’enthousiasme du public belge.
« Tombe le joug qui nous accable…
[ ]… Amour sacré de la patrie, Rends nous l’audace et la fierté ;
À mon pays je dois la vie ; Il me devra sa liberté. »

A la fin de la représentation, une insurrection éclata à Bruxelles et les émeutiers devenus insurgés se dotèrent d’un drapeau.
Par la suite, d’autres affrontements violents éclatèrent en septembre 1830 et débouchèrent sur de véritables combats qui aboutirent à l’indépendance de la Belgique. Celle-ci, proclamée le 04 octobre 1830, est reconnue par les grandes puissances européennes en 1831 et définitivement conquise par les armes, la même année, face aux Hollandais.
Un simple chant a donc été le facteur déclenchant de l’insurrection ayant conduit à l’indépendance de la Belgique.

Dans le livre des Actes des apôtres, rédigé par l’évangéliste Luc, il est rapporté au chapitre 16, versets 23 à 26, un autre effet extraordinaire et insoupçonné de chants et cantiques, en l’occurrence un séisme « sélectif » ouvrant les portes d’une prison et brisant les chaînes de prisonniers, notamment deux d’entre eux injustement enfermés, sans provoquer aucune victime directe ou collatérale. « Après qu’on les eut chargés de coups, ils les jetèrent en prison, en recommandant au geôlier de les garder sûrement. Le geôlier, ayant reçu cet ordre, les jeta (c-à-d l’apôtre Paul et son compagnon de voyage Silas) dans la prison intérieure, et leur mit les ceps aux pieds. Vers le milieu de la nuit, Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu, et les prisonniers les entendaient. Tout à coup il se fit un grand tremblement de terre, en sorte que les fondements de la prison furent ébranlés; au même instant, toutes les portes s’ouvrirent, et les liens de tous les prisonniers furent rompus. »

Le même Paul, connaissant la puissance de la louange, écrivit plus tard « Entretenez-vous par des psaumes, par des hymnes, et par des cantiques spirituels, chantant et célébrant de tout votre cœur les louanges du Seigneur; rendez continuellement grâces pour toutes choses à Dieu le Père, au nom de notre Seigneur Jésus Christ » Ephésiens 5 : 19, 20

Auteur(s): Olivier REGIS