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Un éclair dans la nuit !

« Ce ne sera plus le soleil qui te servira de lumière pendant le jour, Ni la lune qui t'éclairera de sa lueur ; Mais l'Éternel sera ta lumière à toujours, Ton Dieu sera ta gloire. » Esaïe 60: 19

Pour ceux qui connaissent les rivages de la ville du Moule (commune d’environ 21 000 habitants et de plus d’une centaine de km² s’étirant le long de la côte nord-est de la Grande-Terre) en Guadeloupe, c’est une côte magnifique aux eaux turquoise, et émeraude par endroits, avec, entre autres sites remarquables, un boulevard maritime long d’un kilomètre ½ (et agrémenté de marches descendant jusqu’à la mer,  comme dans un amphithéâtre naturel, où la scène serait constituée en fait des flots tumultueux de l’Atlantique s’adoucissant après avoir été quelque peu apaisés, du moins pour un temps, par le choc contre la barrière de corail ou  « caye ») et bordé d’une succession de récifs faisant le bonheur des surfeurs confirmés (spot réputé dangereux par endroits).
Plus à l’est, le bras de mer séparant la commune en deux et la rade où se situe le port de pêche sont accessibles par une passe très étroite située entre les « cayes » d’où émergent au-dessus des vagues, venant s’y briser, les nombreuses et immenses ancres des navires du XVIIIe  siècle (rappelant le temps où le Moule était le port le plus important de Guadeloupe).
Cette passe est signalée par une bouée qui, après le cyclone Hugo (qui avait ravagé la Guadeloupe au mois de septembre de l’année 1989), était tombée en panne (et ne fut pas réparée durant plusieurs mois, sauf erreur de ma part), obligeant alors les pêcheurs à prendre de gros risques pour franchir de nuit ce passage redoutable en se basant à la fois sur les lueurs de la ville comme repères et l’éclairage lunaire (malgré les projecteurs, pour ceux qui en avaient) qui permettaient d’approcher, sans s’échouer sur les cayes, au milieu des vagues.
Une nuit, deux pêcheurs au large du Moule virent arriver l’orage et décidèrent de rentrer. Malheureusement pour eux, ils virent distinctement la foudre tomber sur un transformateur électrique, situé à l’entrée occidentale de la commune, plongeant ainsi la totalité de la ville dans l’obscurité complète et ils se retrouvèrent alors sans aucun repère dans les ténèbres (les nuages masquant également les étoiles), sous une pluie battante, au milieu des flots.
C’est alors que ce qui avait fait leur malheur leur fut d’un grand secours. En effet, ils utilisèrent les brefs instants d’éclairage, d’une intensité quasi diurne, créé par chaque éclair, pour se diriger vers la passe dangereuse et ils purent finalement la franchir sans encombre.
Ce récit me rappelle deux textes disant que, dans les difficultés de la vie où les règles du jeu, souvent biaisées, et les épreuves constituent de véritables ténèbres, le Très Grand Chef est La lumière qui nous éclaire et nous conduit pour éviter ces écueils et récifs que sont les différents pièges de l’existence. Et parfois, il utilise la difficulté elle-même pour nous fortifier et nous permettre de nous surpasser et de progresser.
« Tu donneras à tes murs le nom de salut (ou encore espérance ou délivrance),
Et à tes portes celui de gloire. Ce ne sera plus le soleil qui te servira de lumière pendant le jour, Ni la lune qui t’éclairera de sa lueur; Mais l’Éternel sera ta lumière à toujours, Ton Dieu sera ta gloire. Ton soleil ne se couchera plus, Et ta lune ne s’obscurcira plus; Car l’Éternel sera ta lumière à toujours »
Esaïe 60 vv. 18-20
« Ta parole est une lampe à mes pieds, Et une lumière sur mon sentier. »
Psaume 119 v.105
Allez, bon courage, bonne journée et, au fait, n’oubliez pas de vérifier l’état de vos feux si vous devez prendre la route de nuit ! La foudre ne frappe pas toujours au bon moment et l’éclair n’illuminera pas forcément le ciel pour vous si vous vous montrez négligent !

Auteur(s): Olivier REGIS