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Un caillou blanc

« Au vainqueur, je donnerai de la manne cachée et un caillou blanc ; sur ce caillou est écrit un nom nouveau que personne ne connaît, sinon celui qui le reçoit. » Apocalypse 2:17

Dans l’antiquité, lorsqu’il y avait un procès, le jury disposait de deux cailloux : un blanc et un noir. Selon la, décision concernant l’inculpé, le jury posait l’une des pierres sur la table. Elle annonçait le verdict : la noire pour le coupable, la blanche pour l’acquitté. Un caillou blanc était donc un signe de grâce.

Lorsqu’un esclave était libéré, il arrivait que son ancien maître lui remette un caillou blanc. Un caillou blanc était donc un signe de liberté.

Toujours dans l’antiquité, lorsqu’un noble invitait quelqu’un à un banquet, il lui faisait aussi remettre un caillou blanc gravé à son nom comme « carton d’invitation ». Un caillou blanc était donc un signe d’accueil.

Une légende juive raconte que, lorsque Dieu a envoyé la manne pour nourrir le peuple d’Israël alors qu’il était en marche vers la liberté et la terre promise, des cailloux blancs étaient mêlés à cette nourriture qui tombait miraculeusement du ciel. Un caillou blanc était donc un signe de bienveillance de la Providence.

Plus près de nous, le conte du Petit Poucet parle de cailloux blancs, semés le long de sa route, qui lui permirent de retrouver le chemin de sa demeure. Un caillou blanc est donc un signe de repère.

Aujourd’hui encore, lorsque nous avons vécu un événement qui marque favorablement et de manière inoubliable notre parcours de vie, nous disons : « Cette journée est à marquer d’une pierre blanche. » Un caillou blanc est donc un signe lumineux destiné à marquer notre mémoire.

Ainsi s’éclaire le texte de l’Apocalypse cité ci-dessus. Ce désir de Dieu d’offrir un caillou blanc sur lequel est inscrit un nom nouveau exprime la possibilité d’une histoire nouvelle, d’un avenir ouvert qui n’est ni ombragé, ni figé par le passé.

Accepterons-nous enfin, la Parole de Dieu, cette parole animée du souffle d’en haut, comme un cailloux blanc mêlé à la manne nourrissante, offerte dans nos déserts d’aujourd’hui ?

Une « parole-caillou », signe d’amour, de liberté, de grâce, d’accueil, pour servir de repères dans les méandres de l’existence…

Source: Adapté du livre "Quarante cailloux blancs" (www.viesante.com)
Auteur(s): Thierry LENOIR