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Quel horizon se fixer? Juste une question de point de vue! Ah, la ligne d’horizon…

« Aujourd'hui nous voyons au moyen d'un miroir, d'une manière obscure, mais alors nous verrons face à face ; aujourd'hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j'ai été connu » 1 Corinthiens 13:12

Un jour, en descendant la côte menant de Gourbeyre (300 m d’altitude) à la ville de Basse-Terre (alt. 2 m soit quasiment au niveau de la mer) en Guadeloupe, j’ai eu le plaisir de voir, tandis que j’étais au sommet du morne, au loin sur la mer Caraïbe, un magnifique paquebot.
Arrivé à Basse-Terre, celui-ci avait disparu de l’horizon !

Une autre fois, tandis que j’étais sur le quai de Bellefontaine sur la côte Caraïbe en Martinique, j’ai pu admirer par un temps magnifique (les pics de pollution n’atteignaient pas des sommets comme ces jours-ci…) en regardant vers le sud, les deux Pitons emblématiques de Sainte-Lucie ainsi que ce qui semblait être, vers la gauche, une autre île.
Je savais que ce n’était pas l’île de Saint-Vincent (située au sud de Sainte-Lucie) que l’on aperçoit rarement, par temps exceptionnellement beau et dégagé, à droite des Pitons.
En gravissant le Morne aux bœufs (environ 200 mètres d’altitude si ce n’est plus), j’eus la réponse à mon interrogation : il s’agissait en fait toujours de Sainte-Lucie mais des collines situées au nord.

En fait, comme vous le savez tous, la Terre est ronde (Eh oui !) et comme plusieurs d’entre vous le savent, la ligne d’horizon ne se situe qu’à 13 km lorsque l’on est au niveau de la mer.
L’horizon s’élargit, et la portée visuelle aussi, lorsque l’on prend de l’altitude.
C’est la raison pour laquelle vous pouvez apercevoir parfois des montagnes mais pas les rivages.

Bref, dans notre vie [Et je suis sûr que parmi ceux et celles qui lisent cette pensée, certains passent actuellement par des moments vraiment douloureux . Mais de façon générale, chacun pourra s’y reconnaître !] nous n’avons pas toujours la possibilité de distinguer quel est notre horizon réel, le vrai du faux ou que sera demain.

C’est en prenant « de la hauteur », en gravissant une solide montagne ou un roc ferme, ou du moins en s’appuyant sur quelqu’un placé plus haut que nous que nous pouvons maintenir le cap et tenir bon tout simplement.
Ci-après un extrait bien à propos de la lettre du camarade Paul à une partie des habitants de Corinthe, grande métropole grecque (ça, vous le savez déjà) de plusieurs centaines de milliers d’habitants au 1er siècle de notre ère :
« Car nous connaissons en partie, …
mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra.
Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant,
je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant;
lorsque je suis devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant.
Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme j’ai été connu » 1 Corinthiens chap.13 vv. 9-12

Très bonne journée!

Auteur(s): Olivier REGIS