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Que valez-vous aux yeux de Dieu ? – 2

Lui qui n'a pas épargné son propre Fils, mais qui l'a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi tout avec lui, par grâce ? Rom. 1 : 32 Segond révisée.

Nous ne pouvons embrasser d’un coup toute la portée de ce verset. Cette promesse est cependant une réalité, dont nous pouvons vérifier l’exactitude. Dieu nous aime comme il aime son Fils. Il aime l’homme tel qu’il est, quelle que soit sa situation, quoi qu’il ait fait. Dans le Christ, l’homme trouve ses plus merveilleuses possibilités.

Cet amour est plus que la nature, plus que le devoir, plus que la richesse et les capacités humaines. Dieu nous aime au point que celui qui est sans valeur acquiert une valeur suprême ; le moins important acquiert une importance considérable.

Appuyez-vous sur la promesse de ce texte. Grâce à sa réalisation, le chrétien n’a plus à s’étonner de ses meilleurs moments et de ses actes les plus nobles. Il n’est pas surpris quand il fait un acte de bravoure ou un geste généreux, une action pure ou aimable. Mais où il s’étonne, c’est quand il est peu honnête, quand il hait au lieu d’aimer, quand il blesse les gens au lieu de les aimer.

Si l’on nous demande ce que nous recevons de Jésus-Christ, notre réponse est : « tout ». En nous-mêmes nous voyons trop souvent ce qu’on souhaiterait ne pas y voir, et en particulier l’égoïsme. Cependant, il n’y a aucun doute sur ce que nous avons dans le Christ, même s’il advient que nos péchés nous cachent ce fait. Quoi qu’il en soit, nous avons le Christ. Nous avons sa justice et le fruit de l’Esprit. Si nous croyions vraiment ce verset et si nous nous consacrions au Christ, nos vies seraient remplies d’amour, de joie et de paix. Trop souvent nos regards s’arrêtent sur nos défaillances et sur celles des autres . Cette habitude tend à nous détourner de ce tout que nous avons en Christ. L’affirmation demeure. La promesse vaut pour toujours. Le croyant qui vit de cette promesse peut rendre témoignage de sa réalité. Il passe du doute à la certitude, de la tristesse à la joie, de la haine à l’amour.

Il n’y a pas de vertus que le Christ ne procure. Il n’existe pas de joies durables que le Christ n’accorde, pas de plaisirs véritables qu’il ne renouvelle. A aucun homme, Dieu ne demande plus qu’il ne peut donner. Il lui offre d’abord « tout “. Alors le chrétien s’écrie: ” Je puis tout par celui qui me fortifie.” (Phil. 4 : 13.)

Source: DIEU ET MOI / Editions Vie et Santé
Auteur(s): E. HEPPENSTALL