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Mille…

« L’Eternel, l’Eternel, Dieu […] conserve son amour jusqu`à mille générations, qui pardonne l'iniquité, la rébellion et le péché [...] » Exode 34 : 6-7(a)

Quand j’étais un enfant, je croyais que le chiffre mille était littéral. J’avais vu Dieu accomplir tellement de miracles pour mes parents, entendu tellement de récits prodigieux sortir de la bouche de mes grands- parents que j’arrivai à cette conclusion : j’avais certainement eu un ancêtre que Dieu avait aimé et béni. Je croyais que si mes parents étaient la millième génération, Dieu ne me conserverait pas son amour. Et dans ma détresse d’enfant, j’ai prié un soir en ces termes : « Seigneur, je te prie que je ne sois pas la 1001ème génération afin que je puisse bénéficier de la même bénédiction qui s’est déversée sur mes parents et sur mes grands-parents ». J’imagine que Dieu a certainement souri, mais a compris l’angoisse de son enfant. Ce sujet était devenu primordial pour moi et il me fallait à tout prix trouver comment faire pour savoir quelle était ma place dans les mille générations à qui Dieu conservait sa bonté. Cela revenait à connaitre tout mon arbre généalogique depuis Adam. Impossible ! Mais je pouvais calculer le nombre probable d’ancêtres que j’avais pu avoir. Mon calcul était simple. Premièrement, je savais que Dieu avait créé la terre il y a environ six mille ans. Deuxièmement, en supposant que les hommes avaient des enfants entre vingt et trente ans. Si je divise 6000 par une moyenne de 25 je saurais approximativement qu’elle était ma place dans les mille générations. Quel soulagement ! J’étais probablement la deux-cent quarantième génération depuis la création.

Quand Dieu me déclare conserver son amour jusqu’à mille générations, Il me parle d’un amour infini.

Dieu a utilisé le chiffre symbolique de mille générations afin de nous montrer l’étendue de son amour pour nous. Selon le modèle que j’ai utilisé précédemment, mille générations équivaudraient à 25 000 ans. Dieu veut tout simplement nous dire que les temps passeront, les civilisations se succéderont, les échecs et les trahisons, les erreurs et les iniquités s’accumuleront mais qu’il nous aimera toujours. Il continuera à nous chérir et persévérera dans sa volonté de nous délivrer. Il nous conservera son amour et continuera à nous appeler « mes petits enfants ».

Auteur(s): Yohann GAVEAU