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Les marathoniens du ciel

« Même la cigogne dans le ciel connaît sa saison ; la tourterelle, l’hirondelle et la grue observent le temps de leur arrivée. Mais mon peuple ne connaît pas le droit de l’Eternel. » Jérémie 8:7

En 2012, mon épouse et moi avons dû nous séparer de notre principal véhicule, après plus de 7 ans de service et environ 217 000 km parcourus. Rien qu’au cours des trois premières années ayant suivi son achat, nous avions effectué à son bord, chaque année, pas moins de 44 000 km pour atteindre un total de 132 000 km.
C’est beaucoup mais pas exceptionnel pour autant ! Certains professionnels roulent bien plus.

Mais ce n’est quasiment rien comparé à certains oiseaux migrateurs.
Ainsi, il y a quelques décennies, en contrôlant certaines sternes arctiques baguées (même si une sterne arctique a déjà été signalée à Petite-Terre en Guadeloupe, ce sont essentiellement des sternes moines que l’on peut observer aux Antilles françaises), on comprit qu’en migrant d’un cercle polaire à l’autre, elles effectuaient entre 30 000 et 45 000 km par an.
Mais c’est avec l’implantation de puces électroniques qu’on a pu enregistrer tous leurs déplacements par satellite et qu’on s’est rendu compte, qu’en fait, la sterne arctique pouvait parcourir chaque année jusqu’à … 88 000 km!

D’autres espèces d’oiseaux migrateurs peuvent voler durant 9 jours, sans interruption, afin de traverser une partie du Pacifique.
Pour effectuer ce parcours, digne d’un vol long courrier, ils doivent, bien sûr, littéralement se gaver au préalable, afin d’emmagasiner des réserves dans leur corps car ils ne se nourriront pas durant ce voyage ; en outre, pour se reposer, ces oiseaux sont capable d’endormir, en alternance, l’un des deux hémisphères de leur cerveau tandis que l’autre continue de fonctionner.
De plus, certains d’entre eux s’orientent grâce à la position du soleil (le jour) et des étoiles (pour ce qui est des vols nocturnes) mais aussi grâce à la faculté, pour certaines espèces d’oiseaux, de pouvoir littéralement discerner, voir et « lire » les lignes du champ magnétique terrestre. Quelle endurance et quel sens de l’orientation !

A notre niveau, il nous est souvent nécessaire d’emmagasiner de la lecture fortifiante et de développer une relation de confiance en Dieu avant les épreuves, car parfois le tunnel des troubles et des difficultés peut être si long que, si nous n’avons pas fait de réserves de nourriture spirituelle, nous tombons d’inanition !
En outre, quand les malheurs et les soucis, tels de sombres nuages, semblent nous masquer les bontés et l’amour de Dieu, il est préférable d’avoir fait, au préalable, l’acquisition [pour reprendre l’expression d’une sœur (ou « coreligionnaire »)  franco-suisse, répondant au prénom de Gisèle, originaire du Benelux mais Africaine de naissance car née à Djibouti] d’un GPS spirituel fiable (en l’occurrence, la parole de Dieu) et de disposer d’une bonne couverture réseau pour se connecter (là, nous parlons de la prière) en permanence.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur les facultés de nos amis ailés dont il y aurait, selon plusieurs ornithologues et divers spécialistes, environ 10 000 espèces différentes d’oiseaux et au total pas moins de 2 milliards d’individus !
Dans la Bible, si les oiseaux sont souvent pris comme exemple de confiance et de relativisation des soucis (voir Matthieu chap.6 v. 26), leur tendance migratoire et leur capacité de reconnaissance des saisons et du temps du départ sont aussi mises en avant pour mieux souligner notre propension à méconnaître (ou volontairement ignorer) ce qui est juste et droit : « Même la cigogne dans le ciel connaît sa saison ; la tourterelle, l’hirondelle et la grue observent le temps de leur arrivée. Mais mon peuple ne connaît pas le droit de l’Eternel. »     Jérémie chap.8 v. 7

Auteur(s): Olivier REGIS