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Le combat

« Béni soit l'Eternel, qui est mon rocher : il exerce mes mains au combat et mes doigts à la bataille. » Psaume 144:1 (Synodale)

Même si David est naturellement doué pour le combat, il sait qu’il tient cette faculté de Dieu. Face à l’ennemi, dans un duel à mort, il sait que Dieu est à côté de lui et qu’il le soutient. C’est comme si Dieu lui criait : «Attention !» au bon moment, ou comme s’il lui tenait la main pour lui indiquer le bon mouvement qui permettra de détourner les coups de son adversaire. Pour cette assistance divine, David se sent inondé de gratitude. Il reconnaît que Dieu ne lui fait pas défaut. L’image du rocher, que les psaumes nous ont déjà présentée, lui vient tout naturellement à l’esprit. Nous n’avons plus à défendre notre vie l’épée et le bouclier à la main, mais nous pouvons faire la même constatation que David. Si nous comptons sur Dieu, il est là. Nous avons d’autres combats à livrer. Il y a un combat individuel à gagner contre nous-mêmes et nos tendances, contre notre propension au mal. Il faut une force surhumaine à un homme doué d’un pouvoir de séduction pour ne pas s’en servir et pour traiter les femmes comme des personnes et non comme des objets à saisir. Il faut une force surhumaine à une jeune chrétienne qui aime se faire voir et se faire valoir pour renoncer aux vêtements provocants, au port de bagues, de colliers, de boucles d’oreilles. Il faut une force surhumaine pour le violent s’il veut être capable de répondre aux vexations par une parole conciliante. Vous qui connaissez votre point faible, vous pouvez comprendre ce que je veux dire. Sachez que Dieu peut être pour vous aussi ce Rocher qui communique la force.
Il y a aussi un autre combat à livrer sur un plan collectif, le combat de l’Église, le combat des témoins du Christ dans un monde qui a choisi des valeurs opposées à celles que Dieu nous propose. La tentation peut être de se retrancher dans un doux confort spirituel, de se couper du monde. Cependant, tout aussi dangereuse est la tentation de s’identifier au monde, d’adopter ses valeurs et ses méthodes. Entre ces deux dangers, l’Église qui recherche la volonté de Dieu se place sous la dépendance de l’Esprit-Saint, source de force, de sagesse et d’intelligence. Forte de la force d’En-Haut, l’Église ne craint pas de se mêler au monde pour y porter son message. Et elle y accomplit sa part dans l’œuvre de la rédemption.

Auteur(s): Francis AUGSBURGER