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Le Christ, notre espérance

« En attendant la réalisation de notre bienheureuse espérance, la glorieuse apparition de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ. » Tite 2 : 13 (Synodale)

Avoir le Christ pour espérance, c’est croire à une vie différente où toute perfection existe. Alors nous serons ce que nous sommes destinés à être. La loi du ciel sera la loi de la nouvelle terre. Nous qui confessons le Christ, nous reconnaissons qu’il nous fera droit, qu’il nous rétablira dans l’état où nous étions quand il nous a créés. Dans l’éternité, nous n’aurons plus de culpabilité en nous, plus d’ennuis pour nous environner, plus de mort en perspective. Seule l’œuvre du Christ dans notre vie demeurera ; plus aucune trace de péché. Il manque aux avantages de ce monde et à sa gloire une qualité : c’est l’éternité. La venue du Christ sera d’une part une cause de joie, et d’autre part un sujet de tristesse. Pour ceux qui sont sauvés, elle sera la réalisation de toutes leurs espérances. Nous n’aurons que de bonnes compagnies, et elles seront meilleures qu’elles ne le sont maintenant. Avec étonnement et délices, nous jouirons de ce que Dieu nous réserve. Ce sera supérieur à tout ce que nous avons ici-bas. C’est l’espérance qui nous fait vivre. Elle produit en nous la patience : la force de Dieu soutient notre espérance. Nous pouvons accepter la brièveté de la vie, car nous savons que nous avons un avenir éternel avec le Christ. L’espérance nous pousse à utiliser les occasions de témoigner pour lui, elle nous rend même héroïques. A travers les années difficiles, la foi vient à notre secours et nous inspire la fidélité à Dieu. Le diable, nous le savons, peut rendre la vie sur cette terre difficile : il pousse les hommes à détruire et à polluer ce que Dieu avait fait beau à l’origine. Mais il ne peut arracher de notre cœur et de notre vie la foi, l’amour, la joie et la beauté. Fondant notre espérance sur le Christ, nous devons apprendre à vivre courageusement et fidèlement sans accorder beaucoup d’attention aux conséquences. J’ai pitié des gens qui cherchent sans cesse d’autres moyens de rendre la vie plus douce et plus sûre. Nous ne pouvons pas passer nos journées à cela ! D’ici quelques brèves années, notre vie sera emportée, terminée sur cette terre. Nous sommes en péril au bord de l’éternité. Nous vivons, conscients d’être le peuple de Dieu. Tout but indigne ou égoïste en est du coup remis à sa place. La bienheureuse espérance brille dans nos cœurs et sur nos visages.

Auteur(s): E. HEPPENSTALL