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Jésus-Christ l’incomparable 1

Jésus comparut devant le gouverneur.
Le gouverneur l’interrogea, en ces termes :
Es-tu le roi des Juifs ?
Jésus lui répondit : tu le dis

Mat 27 : 11.

Dans nos relations avec le christ , il ne peut y avoir de position intermédiaire. Notre réponse à son interpellation ne peut être qu’un oui déterminé ou un non absolu. Le problème se posa à Pilate quand il demanda à Jésus : «  Es-tu le roi des Juifs ? » Un point devint clair pour Pilate : Jésus était innocent. En voyant la stature morale et spirituelle de Jésus, Pilate savait que la seule décision correcte était l’acquittement ; mais il fallait, bien sûr, que cet acquittement n’entraîne pour lui aucun désagrément, aucune conséquence désagréable . ce que Jésus prétendait être ne faisait aucun doute pour lui, et il en fut bouleversé. Il tenta de laver son esprit en se lavant les mains. A la fin, il abandonna le privilège qu’il possédait de pouvoir prendre la défense de ce qu’il savait être juste et droit.

Le choix de Jésus-christ n’est pas affaire de préférence entre le Christ et Barabbas.  «  Préférez-vous devenir chrétien ou non ? »  est, en somme,  une question déplacée. C’est comme si l’on se disait : vais-je choisir de tricher, de mentir, de trahir, ma famille, d’être honnête au contraire, ou non ? Ce n’est pas du tout le genre de question qu’il faut se poser.

Ce que Jésus veut, c’est une décision nette. Quand le jeune homme riche vint à lui, il n’envisagea nullement d’opérer des changements radicaux. Nicodème, qui vint à Jésus de nuit, reconnaissait en lui un grand maître. Il n’envisageait pas d’accepter une transformation totale lorsque Jésus lui dit : ” Nicodème, il te faut naître de nouveau” (voir Jean 3 : 7). Il n’était pas du tout préparé à cela.

Peu de situations, dans l’expérience chrétienne, sont aussi funestes que de se tenir en marge. Jésus déclare : « l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison, (Mat. 10 : 36.). Il ne parlait pas des foyers chrétiens, mais du choix inéluctable auquel nous pouvons être confrontés.

Il est facile de choisir Barabbas quand la foule crie dans ce sens. Souvent, il en coûte de choisir Jésus-Christ.  Au premier siècle, Jésus a dérangé le monde. Il le fait encore. Il nous demande de faire un choix important, décisif : Je veux, ou je ne veux pas, que cet homme règne sur moi.

Source: DIEU ET MOI / Editions Vie et Santé
Auteur(s): E. HEPPENSTALL