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En travers de la gorge

«  … Jésus, se tenant debout, s'écria: Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d'eau vive couleront de son sein, comme dit l'Écriture. » Jean 7:37-38

Le lac Poyang, 2nde réserve d’eau douce de la Chine, dans la province du Jiangxi, a vu sa superficie diminuer de 95% en seulement 2 ans, passant de 4000 km² (environ 4 fois la superficie de la Martinique) en 2010 à seulement 200 km² (soit moins que la superficie jointe des deux communes guadeloupéennes de Sainte-Rose et du Moule) en janvier 2012.

En fait, cette situation dramatique n’est pas le seul résultat de l’importante sécheresse ayant sévi au cours de l’année 2011 en Chine mais aussi une conséquence tragique de la mise en service, depuis 2003, du barrage des 3 gorges, le plus grand barrage hydroélectrique au monde !

Cet évènement nous fait bien sûr penser à la Mer d’Aral, ce lac d’eau salée (ou mer intérieure) situé en ex-Union Soviétique, partagé entre  les territoires de l’Ouzbékistan au sud et du Kazakhstan au nord. Les travaux, à des fins d’irrigation dans les années 1960, de détournement des eaux des grands fleuves qui alimentaient la Mer d’Aral, ont contribué à sa rapide agonie et à la perte de 75% de sa superficie et de 90% de son volume.
Par endroits, la mer a reculé de 120 km en quarante ans. Ainsi, d’une superficie d’environ 67 000 km² dans les années soixante (soit un peu moins que la Belgique [30 000 km²] et les Pays-Bas [41 000 km²] réunis), la mer d’Aral ne couvre plus que 10 000 km² aujourd’hui.

Nous n’avons même pas évoqué les conséquences économiques (plusieurs dizaines de  millions de personnes vivant autour du bassin de la mer d’Aral, dont de nombreux pêcheurs aujourd’hui au chômage) et sanitaires avec l’augmentation des maladies (par exemple +3000% pour ce qui est des cas de maladies des reins et du foie dont notamment les cancers) dues aux produits toxiques déversés autrefois dans la mer qui, avec l’assèchement, forment une poussière extrêmement toxique et les problèmes d’alimentation en eau potable…sans parler d’autres conséquences écologiques (la baisse du niveau de la mer ayant accru la salinité et détruit l’essentiel des espèces vivantes).
Sources : Reportage France 2 / Articles en français de wikipédia.org / Article de Patricia Hugonin sur site Université de Genève / site www.dinosoria.com / « La mer d’Aral renaîtra-t-elle un jour ? » in www.courrierinternational.com du 25 février 2011

Un texte biblique parle de catastrophe écologique majeure :
« …et le tiers de la mer devint du sang, et le tiers des créatures qui étaient dans la mer et qui avaient vie mourut, et le tiers des navires périt. [ ]… elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. [ ]…et le tiers des eaux fut changé en absinthe, et beaucoup d’hommes moururent par les eaux, parce qu’elles étaient devenues amères. »
Apocalypse 8  vv. 8b-11(extraits)
Que ce texte soit à prendre au sens littéral ou symbolique, nous ne cherchons pas ici à en faire une application stricte en le calquant sur les drames évoqués plus haut.
C’étaient de simples prétextes à l’information et à la culture générale.

Mais rappelons-nous que, quelle que soit la situation morale, psychologique, sentimentale desséchée dans laquelle nous sommes, si nous aspirons à la paix du cœur et  au bonheur, si nous avons soif d’une société idéale et juste, dans ce monde où les toxines de la méchanceté ont asséché la gorge des hommes et détourné le cœur humain, devenu capable des pires méchancetés, de l’exploitation au mépris de la santé et de la vie, des génocides, etc…tournons-nous vers la source : «  … Jésus, se tenant debout, s’écria: Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture. »
Jean 7  vv. 37-38

Auteur(s): Olivier REGIS