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Du côté de chez Paul

« Pour nous, frères, après avoir été quelque temps séparés de vous, de corps mais non de cœur, nous avons eu d'autant plus ardemment le vif désir de vous voir. Aussi voulions-nous aller vers vous, du moins moi Paul, une et même deux fois…» 1 Thessaloniciens 2:17-18a

Durant le second semestre de l’année 2012, mon épouse et moi avons dû quitter les Antilles, pour raisons professionnelles, afin de nous installer dans la banlieue nord de Paris.
A 35 ans passés (37 pour être exact), en dépit du goût pour l’aventure encore un peu présent, c’était tout de même un déchirement pour moi (ce fut encore plus dur pour mon épouse qui, en outre, venait d’enterrer un de ses parents) que de devoir laisser une grande partie de ma famille et de nos amis… Sans oublier, élément non négligeable, l’impossibilité désormais de pouvoir se baigner régulièrement dans les magnifiques eaux (tant douces des rivières que salées pour ce qui concerne l’Atlantique et la mer des Caraïbes) de Guadeloupe et de Martinique et de bénéficier d’un climat tropical.

Environ un mois après notre départ, tandis que, Bible en main, je réfléchissais à une salutation devant être envoyée à de proches amis laissés outre-Atlantique, je « tombai » sur les pages d’une des lettres de Paul, destinée à ceux qui lui étaient chers du côté de Thessalonique.

Je me dis alors que cela venait à propos et correspondait bien à notre vécu et notre ressenti de la situation. Finalement, après avoir initialement dédicacé ces versets de Paul à une amie, puis décidé d’en adresser une copie à un autre de nos amis, je décidai de les inclure dans la présente réflexion.

Puissent tous ceux qui sont séparés, par la distance, de ceux qui leurs sont chers, se retrouver dans ces mots, rédigés par Paul il y a deux mille ans, et dans cette espérance qui était la sienne tandis qu’il écrivait à ses amis qui résidaient dans la grande ville septentrionale grecque.
« Pour nous, frères, après avoir été quelque temps séparés de vous, de corps mais non de cœur, nous avons eu d’autant plus ardemment le vif désir de vous voir. Aussi voulions-nous aller vers vous, du moins moi Paul, une et même deux fois…»
1ère épître de Paul aux Thessaloniciens, chap. 2, vv. 17-18a
« Nuit et jour, nous le prions avec une extrême ardeur de nous permettre de vous voir, et de compléter ce qui manque à votre foi. Que Dieu lui-même, notre Père, et notre Seigneur Jésus, aplanisse* notre route pour que nous allions à vous!
Que le Seigneur augmente de plus en plus parmi vous, et à l’égard de tous, cette charité que nous avons nous-mêmes pour vous, afin d’affermir vos cœurs pour qu’ils soient irréprochables dans la sainteté devant Dieu notre Père, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus avec tous ses saints!»
1ère épître de Paul aux Thessaloniciens, chap. 3, vv. 10-13
*Rassurez-vous, ce n’est pas une faute d’accord. Le verbe est bel et bien au singulier dans les copies les plus anciennes de cette épître de Paul (rédigée en grec ancien, langue qui pratiquait les accords sujet/verbe). Allusion à peine voilée au mystère de la Trinité.

Auteur(s): Olivier REGIS