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Déluge de soufre & Montagne de feu

«Attendez et hâtez l’avènement du jour de Dieu, où les cieux enflammés se dissoudront et où les éléments embrasés se fondront. » 2 Pierre 3:12

En avril 1902, à la Martinique, la Montagne pelée, qui, cinquante ans auparavant, avait connu une petite activité, entra dans une nouvelle phase éruptive. A une douzaine de km en contrebas du cratère, la ville de Saint-Pierre était alors, avec environ  30 000 habitants, la capitale économique de l’île (Fort-de-France, bien que chef-lieu de l’île, n’avait que 16 000 habitants), qui comptait alors près de 200 000 âmes. Après plusieurs jours où se firent entendre des détonations et durant lesquels des pluies de cendres s’abattirent sur la région, le 05 mai 1902, une coulée de boue, de roches et de cendre (appelée « lahar » selon un terme indonésien) détruisit l’usine Guérin (dont il ne subsista que la cheminée émergeant de la coulée de boue), au nord de la ville de Saint-Pierre, causant ainsi la mort d’une vingtaine de premières victimes. Le même jour, un raz-de-marée causé par ce lahar causa de gros dégâts sur les rives et les quais de Saint-Pierre. Plusieurs centaines de personnes (peut-être quelques milliers) avaient déjà commencé à fuir la ville, notamment par le navire assurant la liaison avec Fort-de-France. Mais d’autres personnes, dont près d’un millier d’habitants du Prêcheur, considérés comme encore plus exposés car sous la menace directe du volcan, se réfugièrent à…Saint-Pierre. Dans la nuit du 07 au 08 mai 1902, des lahars dévastateurs et meurtriers tuèrent environ 400 personnes sur tout le pourtour de la Montagne Pelée (en ravageant des communes comme Basse-Pointe ou Macouba).
Enfin, le 08 mai 1902, une coulée pyroclastique (appelée autrefois « nuée ardente »), atteignant plusieurs centaines de °C et précédée d’une formidable onde de choc, descendit les pentes ouest et sud-ouest du volcan à une vitesse de plusieurs centaines de km à l’heure, emportant dans la mort entre 26 000 et 28 000 personnes. Le 30 août 1902, une nouvelle éruption (suivie d’une autre coulée pyroclastique) eut lieu et, malheureusement, tua environ 1000 personnes dont la majorité au Morne-Rouge, bourg situé sur un plateau (à 450 mètres d’altitude), au sud du volcan, mais des communes comme Ajoupa-Bouillon furent également partiellement touchées. Dans le cas de Saint-Pierre, il n’y eut que 2 survivants (Cyparis et Léon Compère) parmi ceux étant restés dans la ville le 08 mai 1902. Lorsque la ville de Sodome fut détruite (avec celle de Gomorrhe), il y a environ 4000 ans, par une pluie de feu et de souffre, personne ne survécut parmi ceux qui restèrent et les 3 personnes qui en réchappèrent s’enfuirent juste avant la catastrophe (ou plutôt le châtiment divin). Dans certains cas, il nous faut prendre conscience du danger dès les signes avant-coureurs afin de pouvoir nous en sortir et, sur un plan plus spirituel, il faut aussi nous préserver d’une certaine corruption et de la décadence ambiante.
« [ ]… Je serai leur Dieu et ils seront mon peuple. C’est pourquoi : Sortez du milieu d’eux et séparez-vous, dit le Seigneur. Ne touchez pas à ce qui est impur, et moi, je vous accueillerai. »      2nde épître de Paul aux Corinthiens chap.6 v. 16c, 17 / « Et j’entendis du ciel une autre voix : Sortez du milieu d’elle, mon peuple, afin de ne point participer à ses péchés et de ne pas recevoir votre part de ses plaies. »      Apocalypse (ou Révélation) chap.18 v. 4
N’allez pas pour autant vivre en ermites ou rejoindre une communauté de fanatiques s’enterrant sous terre (ou semant la terreur) dans la crainte de la fin du monde. Pour une bonne compréhension du propos et se temporiser, ci-après les paroles du Christ:
« Je ne te prie pas de les ôter du monde mais de les garder (ou « préserver ») du malin. »
Jean chap.17 v. 15
« En effet, ils oublient volontairement qu’il y eut, autrefois, des cieux et une terre qui, du milieu de l’eau et formée par l’eau, surgit à la parole de Dieu, et que, par les mêmes causes, le monde d’alors périt submergé par l’eau ; mais par la même parole, les cieux et la terre actuels sont gardés en réserve pour le feu, en vue du jour du jugement et de la perdition des impies. [ ]… Attendez et hâtez l’avènement du jour de Dieu, où les cieux enflammés se dissoudront et où les éléments embrasés se fondront. » 2 Pierre 3 v.5-7, 12

Auteur(s): Olivier REGIS