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« Aux portes du détroit » ou « de la cendre aux flammes »

«  Lorsque l'esprit impur est sorti d'un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos, et il n'en trouve point. Alors il dit: Je retournerai dans ma maison d'où je suis sorti; et, quand il arrive, il la trouve vide, balayée et ornée. Il s'en va, et il prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui; ils entrent dans la maison, s'y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire que la première. Il en sera de même pour cette génération méchante. »Matthieu 12:43-45

Dans la langue française, pour traduire que cela va de mal en pis, qu’une situation est pire que la précédente, on parle de « tomber  de  Charybde en Scylla ».
C’est une allusion aux deux mythiques monstres de l’Odyssée d’Ulysse qui, dans la mythologie grecque, personnifient le détroit de Messine en Sicile où ils étaient tapis dans une grotte et à proximité des récifs.

Dans la langue créole, on parle de « soti an sann pou tombé an difé ! ».
Littéralement, cela se traduit par « sortir (ou parvenir à s’extirper) des cendres (supposées être brûlantes) pour tomber (ou se retrouver plongé) au milieu des flammes ».

Dans la Bible, deux textes, au moins, font allusion à ce type de situation :
«  Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos, et il n’en trouve point. Alors il dit: Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti; et, quand il arrive, il la trouve vide, balayée et ornée.
Il s’en va, et il prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui; ils entrent dans la maison, s’y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire que la première. Il en sera de même pour cette génération méchante. »  Matthieu 12 vv. 43-45

« En effet, si, après s’être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus Christ, ils s’y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première.
Car mieux valait pour eux n’avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l’avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné.
Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi, et la truie lavée s’est vautrée dans le bourbier. » 2nde épître de Pierre chap. 2 vv.20-22

Le monde actuel ne cesse d’aller de mal en pis, même si Dieu nous fait encore grâce, à nous ainsi qu’au reste de la planète, mais cela ne durera pas éternellement. Chaque jour, ce monde fait face à une immoralité sans cesse grandissante et à des inégalités et des injustices toujours plus criantes qui ne peuvent nous laisser indifférents.

Au cours de notre existence, nous devons régulièrement franchir des étapes de notre vie marquées par la souffrance (inévitable dans certains cas comme un décès par exemple) ou par le risque bien réel de chuter lourdement sur le plan moral (et engendrant alors bien des souffrances qui auraient pu, elles, être évitées !).

Cependant, Dieu se tient à nos côtés pour nous permettre de passer ces détroits, avec leurs flots tumultueux, et ne pas sombrer.
Mais pour ne pas être emportés, nous échouer et/ou couler, il nous faut décider de garder le cap fixé par Dieu, de ne pas nous approcher trop près des récifs et des hauts fonds, ne pas nous aventurer sur un terrain glissant, ne pas louvoyer à l’entrée des grottes des détroits, où sont tapis, non pas des monstres mythologiques mais des anges déchus démoniaques, des tentations et des dangers bien réels.

Même si nous n’en voyons pas encore l’aboutissement, même si la douleur, la mort et la maladie sont, malheureusement encore, une douloureuse réalité, rappelons-nous que « le Seigneur sait délivrer de l’épreuve les hommes (et les femmes) pieux, et réserver les injustes pour être punis au jour du jugement »
2nde épître de Pierre chap. 2 v.9

Auteur(s): Olivier REGIS