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Médisance et calomnie

Il ne calomnie pas avec sa langue, ll ne fait pas de mal à son prochain et ne jette pas le déshonneur sur ses proches.
(Segond à la Colombe) Psaume 15.3

Un des péchés les plus fréquents parmi ceux qui se disent chrétiens est la  médisance. C’est une véritable plaie dans l’Église. On colporte des nouvelles sur le compte de celui-ci ou de celui-là. 0n ne prend pas toujours soin de vérifier.

Ce qu’on n’a pas vérifié peut ne pas correspondre vraiment aux faits, et la médisance devient très vite de la calomnie. 0n peut sans y prendre garde détruire une réputation, ruiner le crédit moral de quelqu’un, et lui faire par conséquent un tort irréparable.

Dans, le monde, on s’en sert parfois par calcul, pour éliminer un rival.

Dans une Église, il se peut que cette intention de nuire n’existe pas. Cependant, le résultat est le même : le déshonneur est jeté sur un homme ou une femme qui ne le mérite pas.

Si tous ceux qui ont été diffamés déposaient plainte, les tribunaux seraient encore plus débordés de travail qu’ils ne le sont ! Il ne s’agit pas là d’un sujet sans importance, mais d’une maladie endémique contre-laquelle il faut lutter de toutes nos forces, afin de parvenir à son éradication totale, comme c’est le cas pour la variole.

La première règle que le chrétien se donnera est de fuir les cancans. Si les médisants continuent, c’est qu’ils trouvent des oreilles trop complaisantes, des gens trop friands de leurs nouvelles incontrôlées.

Une deuxième règle est de ne pas colporter une confidence sans l’avoir au préalable vérifiée pour s’assurer que les faits n’ont pas été présentés de manière tendancieuse par votre informateur bénévole.

Une troisième règle est de n’ébruiter aucune nouvelle sans nécessité : si quelqu’un a réellement commis un adultère, par exemple, quel profit peut-il y avoir pour lui ou pour l’Église à ébruiter l’affaire? Relisons le conseil de Paul aux chrétiens d’Ephèse : «Qu’il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise, mais s’il y a lieu, quelque bonne parole qui serve à l’édification nécessaire et communique une grâce à ceux qui l’entendent» (chap. 4, v.29). J’attends toujours qu’on me démontre qu’un cancan communique une grâce…

Source: Prier avec les psaumes / Editions Vie et Santé
Auteur(s): Francis AUGSBURGER