Thème(s) :

Sushi de calmar

« De même aussi l'Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il nous convient de demander dans nos prières.[ ]… Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. » Romains 8:26(a)-28

Au cours de l’histoire, plusieurs récits, dont celui de Pline l’ancien durant l’Antiquité (mentionnant un « poulpe » de 9 m de long avec deux bras majeurs), firent mention des calmars ou calamars géants, mais ils furent bien souvent raillés et considérés comme de simples légendes, comme le fameux kraken décrit par les Viking.
Il fallut attendre notamment les XIXe et XXe siècles, avec entre autres preuves, la découverte de calmars géants échoués sur les côtes ou retrouvés dans l’estomac des cachalots, grands amateurs de sushi à base de calamars, pour que la science donne foi à l’existence des céphalopodes géants.
Vous vous souvenez tous du célèbre calamar géant (ou de la pieuvre géante) attaquant le Nautilus dans 20 000 lieues sous les mers, l’ouvrage de Jules Verne paru en 1869 (L’existence du calamar était alors attestée depuis 1861 par un navire militaire, l’Alecton, qui avait pu le harponner et récupérer un tentacule).

Quelques attaques contre l’homme ont été recensées, dont au moins deux mortelles attribuées aux calmars géants (deux attaques, dont une mortelle, attribuées à un calamar géant, se produisirent en 1941 après le naufrage du Britannia dans l’Atlantique).
(Voir, entre autres sources, le dossier en ligne Monstres marins, mythes et légendes, 2006 de la cité de la mer à Cherbourg, www.citedelamer.com )

Plusieurs d’entre vous ont en mémoire les images, photographiées en septembre 2004 par l’équipe du Japonais Tsunemi Kubodera, d’un calmar géant de 8 m de long attaquant sa proie par 900 m de profondeur au large du Japon (En 2006, il en filma un autre s’attaquant à un appât, à une profondeur moindre).
Plus récemment, cinq pêcheurs tahitiens naufragés ont été attaqués, en août 2010, par un banc de calamars de 50 cm de longueur. Ces derniers ont d’ailleurs déchiré et coulé le canot de sauvetage et blessé à la jambe un des pêcheurs
(La dépêche de Tahiti, 07 août 2010, reprise par Le Nouvel Obs).

Parfois, nous nous débattons avec un problème multi-tentaculaire, aux crochets douloureux s’enfonçant dans nos chairs et notre esprit, nous traumatisant physiquement et blessant également nos sentiments. Il est bon de se rappeler que, même s’il nous semble que les ventouses de ces épreuves demeurent fixées à notre être, un être plus puissant qu’un cachalot allégorique peut surgir de l’abyme et faire de la charpie (ou du sushi, pour les amateurs de cuisine nippone) avec votre problème « calamaresque » voire cauchemardesque !

Continuez de confier vos soucis au Grand « Je suis ». Il délivra par le passé. Il délivre encore aujourd’hui et Il délivrera ! Courage et bonne journée !

Auteur(s): Olivier REGIS