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Ilot d’Avès

« Job répondit à l'Éternel et dit: Je reconnais que tu peux tout, et que rien ne s'oppose à tes pensées.
[ ] … Oui, j'ai parlé, sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas.
[ ] …Mon oreille avait entendu parler de toi; mais maintenant mon œil t'a vu. »
Job 42:1-3,5

Bonjour à tous. Avez-vous déjà entendu parler de l’îlot d’Aves (ou île des Avès, c’est-à-dire île aux oiseaux)?
Pour ma part, ce n’est qu’à l’âge de 17 ou 18 ans, lors d’un cours de géographie durant ma  1ère année à l’université, que je découvris l’existence de cet îlet sablonneux (d’un peu plus de 300 mètres de long sur 15 à 30 mètres de large et d’une altitude n’excédant pas 4 mètres), refuge privilégié des oiseaux et des tortues marines, situé à seulement 205 km à l’ouest de la Guadeloupe.

Cet îlet, dont le guano fut exploité par les Américains de la fin du XIXe siècle jusqu’à la veille de la Première guerre mondiale, aurait dû en fait être une dépendance de l’archipel guadeloupéen dont il est le plus proche géographiquement.
Mais le 17 juillet 1980, la France et le Venezuela (dont les côtes sont situées à … 550 km de l’île d’Avès) signèrent un traité de délimitation (dont le décret parut en France en 1983) où la France reconnut au Venezuela la propriété de l’île d’Aves.
Ce traité et l’attribution de l’île d’Aves au Venezuela (cet îlet augmentant du coup considérablement sa Zone économique exclusive) sont d’ailleurs contestés par plusieurs îles-Etats de la Caraïbe dont notamment la Dominique (située à 230 km d’Aves) ainsi que Saint-Vincent et les Grenadines, Sainte-Lucie, Saint- kitt’s & Nevis ou encore Antigua & Barbuda.
A noter que, pour couper court à toute contestation, la marine vénézuélienne patrouille presque constamment autour de cet îlet, devenu une dépendance fédérale de la République bolivarienne du Venezuela.

Bref ! Tout ça pour vous dire que (outre le fait que la Guadeloupe a été plus ou moins spoliée d’une terre devant a priori lui revenir) durant toute mon enfance et mon adolescence, j’ai cru, en contemplant la mer des Caraïbes depuis la côte sous le vent, en Guadeloupe, qu’il n’y avait aucune terre (à part les îlets tout proches comme par exemple l’îlet Pigeon) entre la Guadeloupe et les côtes de l’Amérique centrale (et les îles proches de ces dernières). J’ignorais alors l’existence d’Avès.
En conclusion, il y a bien des choses dont nous ignorons l’existence, comme par exemple la terre sur laquelle faire escale lorsque nous errons, parfois, dans la mer des vicissitudes de l’existence ; ou que nous ne maîtrisons pas, tel l’évènement qui surviendra dans une minute ou une journée.
Tout comme le sage Job, reconnaissons nos limites et faisons confiance à celui qui peut Tout, c’est-à-dire au Très-Haut, en remettant notre sort entre Ses mains ; pour ce faire, confions Lui simplement et concrètement la direction de nos vies.
« Job répondit à l’Éternel et dit: Je reconnais que tu peux tout, et que rien ne s’oppose à tes pensées.
[ ] … Oui, j’ai parlé, sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas.
[ ] …Mon oreille avait entendu parler de toi; mais maintenant mon œil t’a vu. »
Livre de Job, chap. 42, vv. 1-3, 5

Auteur(s): Olivier REGIS