Thème(s) :

Méditer sur la bonté de Dieu

« Je méditerai la splendeur glorieuse de ta majesté Et de tes actions merveilleuses. » Psaume 145.5 (Synodale)

A travers un jeu littéraire, l’acrostiche, qui consiste à commencer chaque verset par une lettre différente de l’alphabet (nous dirions de A à Z), David exprime son admiration devant la grandeur de Dieu. Les verbes employés vont tous dans ce sens : exalter, bénir, louer, dire, proclamer, célébrer, raconter, publier et, dans notre verset, un verbe qui mérite une mention particulière : méditer, qui suggère un retour de la pensée sur les récits qui relatent les merveilles de Dieu. Ce mouvement est naturel chez tous ceux qui ont bénéficié de l’intervention de Dieu. David savait de quoi il parlait, lui qui à maintes reprises s’était vu acculé à la défaite et à la mort, et qui chaque fois avait vu Dieu le sauver de ses ennemis, pour le mettre finalement à la tête du peuple d’Israël. Oui, Dieu met sa gloire à intervenir en faveur de ceux qui se confient en sa force et en ses plans bienveillants. Aujourd’hui, vous avez l’impression que vous ne risquez pas grand-chose ; qui vous dit que vous n’avez pas échappé, à votre insu, à un accident, à une contamination radioactive ou microbienne, à une agression ou simplement au découragement qui sommeillait au fond de vous-même et quiaurait coupé tout votre élan ? Faut-il que l’on soit à deux doigts de la mort pourprendre conscience de la protection? Oui, la protection de Dieu ne se relâche jamais pour ceux qui sont conscients de dépendre de lui. Elle ne prend pas toujours la forme que nous imaginons. Peut-être même ne s’applique-t-elle pas de la façon que nous souhaiterions. Mais elle n’en est pas moins réelle et permanente. Nous gagnerions à discipliner notre pensée pour que, plus souvent que par le passé, elle s’arrête désormais sur la bonté de Dieu. Il ne s’agit pas d’émailler artificiellement notre conversation de propos pieux. Ce n’est pas en disant toutes les trois phrases «Grâce à Dieu» ou «Dieu soit loué» qu’on manifeste sa reconnaissance. C’est plutôt une attitude générale de louange et de disponibilité, de foi et d’engagement avec Dieu, qui fait voir la vie sous des aspects positifs. C’est là l’attitude chrétienne. Il faut la cultiver.

Source: Prier avec les psaumes / Editions Vie et Santé
Auteur(s): Francis AUGSBURGER