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Quand la peur paralysante nous envahit…

« Écoutez-moi, vous qui connaissez la justice, Peuple, qui as ma loi dans ton cœur! Ne craignez pas l'opprobre des hommes, Et ne tremblez pas devant leurs outrages. » Esaïe 51: 7

Que l’on soit croyant ou non, l’un des plus puissants blocages existant dans nos vies est la peur. La peur peut nous paralyser (dans tous les sens du terme) et éteindre en chaque être humain les meilleurs sentiments et les plus nobles objectifs. Elle renvoie parfois (et même souvent) à des évènements  douloureux du passé, voire de l’enfance ou de la toute petite enfance: éducation qui a brimé et bridé,  traumatismes, souffrances enfouies au plus profond de l’âme. Ne dit-on pas que dès le ventre de sa mère, l’enfant ressent les peurs et les angoisses (tout comme les moments de joie) de celle-ci?
Certains dirigeants, chefs et autres responsables savent utiliser les différentes peurs collectives pour mieux manipuler, diriger et contrôler les grandes foules ou les petits groupes.
La peur est certainement une des armes favorites du diable pour nous stopper dans notre élan, nous bloquer, et même nous anéantir.
Dieu n’est pas insensible à nos peurs et ne nous abandonne pas à nos angoisses et à nos frayeurs les plus intimes.
Dans le verset d’aujourd’hui Dieu s’adresse à ses enfants et les invites à ne pas craindre, donc, à ne pas avoir peur.
“Écoutez-moi, vous qui connaissez la justice, Peuple, qui as ma loi dans ton cœur! Ne craignez pas l’opprobre des hommes, Et ne tremblez pas devant leurs outrages.”Esaïe 51: 7
En effet, et c’est un paradoxe, nous redoutons souvent les menaces et autres intimidations des êtres humains, et nous ne nous inquiétons pas des avertissements de Dieu.
D’ailleurs, il est significatif de remarquer que Dieu lui-même ne cherche pas à nous faire peur mais désire qu’on le”craigne”, c’est-à-dire qu’on le respecte: l’amour profond n’implique-t-il pas le respect de la personne?
Mais revenons à la peur.
Pour être délivré de ses peurs, une des premières choses à faire est de la reconnaitre en tant que telle. Evident me direz-vous, mais combien d’entre nous, au lieu de reconnaitre leurs peurs, font comme si de rien n’était et semblent même paisibles alors qu’au plus profond d’eux-mêmes, ils sont terrorisés?
Il faut donc reconnaître sa peur, surtout la confesser à Dieu pour s’en libérer: “déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous.” nous dit l’apôtre Pierre (1 Pierre 5:7)
Le reste de la démarche se trouve dans les versets 12 et 13 du chapitre 51 d’Esaïe:
” C’est moi, c’est moi qui vous console. Qui es-tu, pour avoir peur de l’homme mortel, et du fils de l’homme, pareil à l’herbe?
Et tu oublierais l’Éternel, qui t’a fait, qui a étendu les cieux et fondé la terre ! Et tu tremblerais incessamment tout le jour devant la colère de l’oppresseur, parce qu’il cherche à détruire ! Où donc est la colère de l’oppresseur? “

La solution proposée par Dieu se trouve particulièrement au verset 13: Dieu me rappelle d’abord qu’il est à l’origine de mon existence (L’Eternel qui t’a fait); mon sort, ma santé, mes sentiments mon être tout entier l’intéresent et il a un plan pour ma vie.
Puis Dieu m’invite à contempler les cieux et la terre, SA création. Ainsi je peux voir, toucher sentir les résultats de sa puissante créatrice. Je prends donc conscience des capacités illimitées de Dieu, qui a créé tout cela à partir de rien. N’est-il pas rassurant de savoir que mon Père, mon Dieu a une intelligence et une puissance sans limite? Je suis donc rassuré quand je me confie en Lui. Il n’est donc pas étonnant que Jésus aie opposé la peur à la confiance en Dieu (c’est-à-dire la foi): ne crains pas, crois seulement, disait-il.
A plusieurs occasions, il rassura ses disciples: “n’ayez pas peur” est une phrase qu’il leur a répétée à diverses reprises.
Enfin, dans le livre d’Esaïe, Dieu invite pas moins de 14 fois ses enfants à ne pas avoir peur (à ne pas “craindre”), sans compter les expressions équivalentes…
Il y a des peurs de l’extérieur, des intimidations plus ou moins violentes, il y a des peurs intérieures qui nous freinent, il y a la peur de se montrer tel que l’on est, la peur de se donner entièrement à Dieu…mais Dieu nous aime et son amour peut guérir progressivement de la peur…si nous le voulons.

Auteur(s): Léon GUSTARIMAC